Chères sœurs de Jésus Ressuscité ! Oui, Il est vraiment Ressuscité !

Et c’est une petite femme d’Israël qui te le dit ! Alors que tout semblait mort, que le jour allumait ses premières lueurs, elle court, elle court au tombeau retrouver Celui que son cœur aime. Où l’avez-vous mis Celui que mon cœur aime ? Mais elle ne le reconnut pas, pourtant elle avait tant de fois bu ses paroles, béni même ses pieds, parfumer sa tête, elle ne le reconnut pas ! Il était autre, Il était ce Tout Autre sur lequel les yeux de son âme devaient s’ouvrir, la Vie même ! Chères sœurs ne nous habituons jamais à Jésus. Comme disait Péguy : « Il y a quelque chose de pire que d’avoir une mauvaise pensée. C’est d’avoir une pensée toute faite. Il y a quelque chose de pire que d’avoir une mauvaise âme et même de se faire une mauvaise âme. C’est d’avoir une âme toute faite. Il y a quelque chose de pire que d’avoir une âme même perverse. C’est d’avoir une âme habituée… Mais on n’a pas vu mouiller ce qui était verni, on n’a pas vu traverser ce qui était imperméable, on n’a pas vu tremper ce qui était habitué… ». Et nous sommes des trempées ! Des plongées dans les eaux baptême ! Alors afin que ce baptême ne sèche pas, alors que les femmes courent, Jésus vient : «elles coururent l’annoncer à ses disciples.  Et voici, Jésus vint au-devant d’elles, en disant : Salut ! Et elles, s’approchant, saisirent ses pieds et l’adorèrent.  Alors Jésus leur dit : Ne craignez point ; allez et annoncez cette nouvelle à mes frères, afin qu’ils s’en aillent en Galilée, et c’est là qu’ils me verront.»  Il devait être là, entre l’homme et la femme, car c’est Lui la Bonne Nouvelle, c’est lui le rachat du monde. Le seigneur a besoin du Cénacle de ton cœur pour y célébrer les Noces et allumer en toi un Feu Nouveau. Ouvre, en cette Résurrection, les yeux sur un Jésus que tu ne connaissais pas, demande le Lui ! Puis pleine de Lui, coures l’annoncer ; Dans cette histoire les femmes courent la bonne course car Jésus est Premier sur leur route,  elles ne se trompent plus et ne se laissent plus tromper ! Elles connaissent le maître, le rabbouni de leurs âmes assoiffées. Elles sont toutes filles, elles sont toutes sœurs, elles sont toutes mères, toutes missionnaires amoureuses. Derrière nous désormais le « non » d’Eve, devant nous le « Oui » de Marie et prés de nous, main dans la main le Christ Ressuscité ! Courrons !