Dans quel état j’air?

Vous connaissez Jésus depuis combien d’années, depuis combien d’années Le fréquentez-vous ? Si vous balayez d’un regard votre foi, dans quel état la trouvez-vous ? Un peu, beaucoup, à la folie ? Ou plutôt, parfois un peu, parfois beaucoup, parfois à la folie, par grâce bien sûr, car la foi est un don (Eph 2,8). Bon, avouons-le, nous sommes incroyablement instables ! Qui nous accuserait ? Notre vie est instable, nos expériences, d’une façon ou d’une autre, nous ont amenées à envisager que rien n’est sûr ici-bas, rien n’est certain, sans compter avec la réalité charnelle de notre finitude ! Le pape Benoit XVI a écrit : « La nature de la foi n’est pas telle qu’à partir d’un certain moment, on puisse dire : je l’ai, les autres non. C’est quelque chose de vivant qui engage toute la personne – raison, volonté, sentiments – dans toutes ses dimensions existentielles… La foi reste un chemin. Tout au long de notre vie, nous sommes en chemin, et donc la foi est toujours menacée et en danger… La foi ne peut mûrir que dans la mesure où elle porte et prend sur elle, à chaque phase de l’existence, l’angoisse et la force de l’incrédulité et enfin la traverse jusqu’à redevenir viable dans une nouvelle ère… »

En effet, c’est bien souvent l’expérience de notre impuissance qui, tout doucement, nous conduit à la conviction de Sa puissance et augmente en nous la foi, à l’adhésion, de plus en plus inconditionnelle et amoureuse.

L’angoisse et la force de notre incrédulité nous pousse à Le chercher ! Comme le noyé cherche l’air ! Mais quel est cet air nouveau ? Cette ère nouvelle ? « Le chercher, c’est contempler » disait Sainte Julienne de Norwich.

« Alors celui qui siégeait sur le Trône déclara : « Voici que je fais toutes choses nouvelles. » Et il dit : « Écris, car ces paroles sont dignes de foi et vraies. » Apo 21,5

Pour nourrir notre foi, contemplons cette Cité Sainte dont parle l’Apocalypse, ce jour béni où il n’y aura plus de larmes, de mort… La Parole le dit : « Ces paroles sont dignes de foi ». En attendant, cela ne supprime pas ma souffrance du jour, alors… ? Alors ? Alors, il s’agit pour moi de fréquenter ma nouvelle femme, de respirer ce nouvel air.  Connais-tu ta nouvelle femme ? C’est toi, c’est moi, dépouillée de la vielle femme, relevée, lavée, sauvée, illuminée par le Christ Ressuscité…Wouhaou ! Contempler ton identité en Christ est bien plus puissant que de lutter sans cesse contre la veille femme, tout simplement parce qu’elle refait inlassablement de la même chose, épuisant ! En contemplant ce qui est sûr et déjà acquis à la Croix, ce qui est incertain et instable prendra de moins en moins d’espace dans le disque dur de ta foi de baptisée.  Allez mes sœurs, le démon nous a fait vieillir par le stratège de la séduction (Gen 3,13), c’est par la séduction du Christ que nous rajeunissons. Séduites par l’Amour bien sûr ! Alors lorsque se dresse les raisons de toutes tes expériences de désamours et qu’ainsi se ride ton âme, contemple :

 « … Afin qu’étant enracinés et fondés dans l’amour, vous puissiez comprendre avec tous les saints quelle est la largeur, la longueur, la profondeur et la hauteur, et connaître l’amour de Christ, qui surpasse toute connaissance, en sorte que vous soyez remplis jusqu’à toute la plénitude de Dieu. » (Éphésiens 3,17)

La largeur

Dieu sauve sans distinction de race, de sexe, de condition sociale. « Les païens participent à la même promesse en Jésus-Christ par l’Évangile » (Éphésiens 3,6). Donc le salut ne fait pas distinction, il englobe tous les hommes, ce qui fait de nous des frères et sœurs !

La longueur

Dieu m’aime depuis toujours et pour toujours : « Bien avant de poser les fondations du monde, Dieu nous avait choisis pour que nous soyons saints et sans reproche devant lui » (Éphésiens 1,4)

La profondeur

La hauteur, c’est l’infini de sa Miséricorde ! « Si vos péchés sont comme le cramoisi, ils deviendront blancs comme la neige » ; pas de limites à son pardon.

La hauteur

C’est par grâce que nous sommes sauvés ! (Éphésiens 2,8). Son amour ne met aucune condition, aucune option, je suis aimée un point c’est tout !

 

Yala ! Son amour est certain, prends ta veille femme et montre-lui cet amour-là, puis fréquente ta nouvelle femme autant que possible !