Femme révolutionnaire !

Je m’engage, tu t’engages, ils s’engagent… Je papillonne, tu papillonnes… La mode est papillonne, butineuse, nous dégustons l’éphémère comme dans ces salons « vigne expo » un peu de tous les arrivages ! Ou plutôt nous essayons ! Un engagement, un autre (groupe, paroisse, union, amitié…). Nous avons délaissé l’image des héros jusqu’au-boutistes, la beauté, la grandeur, la noblesse d’une vie radicalement offerte, donnée, livrée, pour de pâles copies, des essais avec montagnes russes.  Emballements et déceptions successifs, dévorent ainsi peu à peu le Feu sacré de la radicalité. Combien finissent amères, désabusées, trahies, perdues… Persévérer, durer, assumer n’ont plus la côte !
 « L’amour est l’unique révolution qui ne trahit pas l’homme »
(Jean Paul II)


Soyons des femmes révolutionnaires ! Nous sommes toujours déçues quand nous attendons, espérons, exigeons, jamais quand nous donnons ! Mais nous devons boire à la Source intarissable…  
A l’occasion de la Toussaint, Emmanuelle, catéchiste, demande aux enfants : « Que faudra-t-il pour entrer au Ciel » ? Et une fillette de répondre : « Il faudra dire à Jésus : « JÉSUS, JE SAIS QUE TU M’AIMES ». Voilà le Roc, tu es aimée, c’est à toi, tu ne peux rien ajouter ni retrancher à cet amour, tu es intégralement, radicalement aimée, que tu le veuille ou pas !  De plus tu n’as aucun pouvoir pour t’arracher cet amour là, si tu le renies, Lui ne te reniera jamais, Il a donné sa vie pour toi, Lui s’est arraché sa chair pour toi, pour que tu sois nourrie !  Voici la source pour le don. La samaritaine recommençait toujours la même histoire, elle ne buvait pas à la Source, elle mendiait de l’eau, elle papillonnait. Comme pour elle Jésus doit passer par ma terre de Samarie pour qu’enfin je donne et me donne, sans attendre de retour, livrée, je suis enfin délivrée !  Nourrie, je deviens nourricière.

Il est intéressant de lire qu’en araméen, les mots Vérité et Radicalité sont le même : « Qushta », radicalité dans le bien, jusqu’au-boutiste, jusqu’à La Croix. Rachel, épouse de Jacob connaissait l’abondance intarissable de Dieu. Elle est trahie par son père, sa sœur, et stérile, mais elle refuse la victimisation, elle connait son Dieu. Alors qu’elle met enfin au monde, son premier enfant, Joseph, elle s’écrit « Que l’Éternel m’ajoute un autre fils! ». Nous pourrions lui dire : « Rachel tu exagères ! Tu es en train d’accoucher, Dieu t’a exaucée et tu demande un autre fils » ! Oui parce que Rachel est une femme révolutionnaire, elle sait que Dieu est le Dieu de la surabondance ! Dans le livre de Ruth la parole parle d’elle, comme celle qui a bâtit la maison du Seigneur (Ruth 4,11). 

Bâtissons la maison de Dieu !

Et si notre flamme est pâle, usée, découragée,

demandons au Saint Esprit une flamme nouvelle,

ouvrons-lui les portes de nos Samarie et 

en avant pour le don intégral et Dieu ajoutera toujours !