Je crois en Dieu, le Père Tout Puissant !

J’écris cette missive de septembre suspendue dans le ciel, entre notre Occident inquiet et le Moyen Orient dévasté, je me rends à Beyrouth. Je lis la vie de notre ami Jean Pliya, grand leader charismatique, un frère, un père pour beaucoup. Jean en 1997 écrivait ceci :

« La résignation, ou même l’acceptation de ma volonté et l’obéissance n’ont pas le pouvoir que possède la louange, de vaincre le mal. Par la louange, débarrassez-vous de la dépression, du découragement et de tout sentiment d’impuissance et de défaite…Mon arme la plus efficace contre le mal sous toutes ses formes, c’est un cœur joyeux… »  (Le zèle de ta maison m’a dévoré (Isabelle Aubenas Pliya).

Les ami(e)s, c’est le moment favorable de prendre les armes, les bonnes, celles qui feront des percées de lumière dans nos vies et dans celles des autres, dans nos sociétés.

Oui, il y a un combat, de l’Orient à l’Occident et nombreuses sont les troupes découragées, les cœurs dépités, les âmes effrayées.   Nous sommes menacés d’incrédulité en la Puissance de Dieu, nous nous comportons comme si tout n’était pas dans Sa main !? A la fin de son épreuve, Job reconnait la puissance, la grandeur de Dieu. Ce dernier après avoir exposé toutes ses œuvres et merveilles de la création, lui demande : « Celui qui dispute avec le Tout Puissant est-il convaincu ? »(Job 39,34), puis au chapitre 42, Job répond : «  Je reconnais que Tu peux tout ». Et nous ?

 Job a converti tous ses « pourquoi » désespérants en « Dieu tu es grand, je le reconnais et Tu peux tout », il dit » Mon oreille avait entendu parler de Toi, mais maintenant, mon œil T’a vu » (Job 42,5). Job a-t-il vu Dieu en face à face ? Je ne le crois pas… Job a vu et reconnu Dieu en ses œuvres merveilleuses, son regard a radicalement changé, il est entré dans la louange émerveillée.   Rentrons dans cette danse vertueuse de la louange à contre temps de nos temps inquiets, nous, femmes chrétiennes, faisons une  différence en nous et autour de nous. Nous ne cèderons pas sous la pression du défaitisme, de l’immobilisme du relativisme , ni d’ailleurs d’aucun « isme » et comme dit la chanson : « Debout les gars (les filles), réveillez-vous ! Il va falloir en mettre un coup ! ».  Dans toutes les guerres, les femmes ont été de grandes résistantes, des agents secrets et discrets, mais efficaces, et souvenons-nous qu’à la Passion, aucune (en tout cas de ce que l’on peut lire) n’a déchu. Il y a dans nos cœurs féminins une force, une détermination incroyable pour la défense du bien, mais il se peut qu’il faille l’activer, la réveiller et « l’activateur », c’est la louange ! C’est-à-dire mettre le spot sur la grandeur de Dieu, convaincre nos malheurs de Sa Puissance pour La libérer. Comment ? En La pratiquant : l’appétit vient en mangeant. Si nous n’y parvenons vraiment plus, nous ne sommes pas seules, reposons-nous un temps sur la louange de l’Église (lire les offices du jour par exemple), partageons dans nos cénacles pour nous encourager les unes les autres, battons-nous, luttons, résistons !

Si nous ne nous convertissons pas, si nous ne croyons pas  à la Grandeur, à la Toute Puissance de Dieu, à  cet accueil d’un Dieu omniprésent, omnipotent, comment pourrons-nous résister ? C’est cette foi indéfectible, solide comme un roc, tout terrain, qui pousse en nous lorsque Dieu est vraiment, de vraiment, de vraiment, le premier servi en nous. La lettre aux Hébreux nous invite à regarder Celui qui a supporté toutes les oppositions afin que nous ne soyons plus découragées et ajoute : « Vous n’avez pas encore résisté jusqu’au sang, en luttant contre le péché ». Heb 12,4. Ainsi nous nous levons, la louange à la fleur de l’âme, vaillantes et combattantes sur le front de nos cœurs  inquiets et yala, tout pour Lui et plus rien sans Lui.

Bénis l’Éternel, mon âme !
Que tout ce qui est en moi bénisse son Saint Nom !            

Ps 133,1