Pas de restriction à la Résurrection !

Chères amies, il nous faut bien une vie entière pour accueillir la Résurrection, ainsi nos vies vont de petites résurrections en petites résurrections jusqu’à la grande, définitive, intégrale…Wouhaou ! Il y a dans nos cœurs de femme des racines à exposer à la Lumière afin de n’imposer aucune restriction à cette œuvre de la Résurrection, à la victoire de la Vie sur la mort. Notre grande sœur Eve a chuté par insatisfaction. Le démon lui a fait miroiter autre chose, une chose qu’elle n’avait pas, mais qu’elle était en quelque sorte en droit d’obtenir et que d’ailleurs Dieu soi-disant, se gardait bien de lui offrir. Vraiment : « -On ne nous dit pas tout » comme aime à le dire l’humoriste Anne Roumanoff. Ce parfum de frustration donne parfois à nos âmes féminines une odeur nauséabonde qui imbibe nos paroles de négativité, nos regards de jugement, nos relations de déception. Non, vraiment il nous faut aller à la racine, flambeau de la Résurrection en main et entamer, comme des spéléologues, la descente aux confins de notre terre pour la débroussailler. Qu’il ne soit pas dit mes sœurs, que Sa Passion n’ait pas touché nos petites passions intestines, car nous le valons bien ! Nous valons le prix de son incarnation de Sa Passion et de Sa Résurrection, non mais !  Devenons des femmes épanouies en Dieu, par Dieu, pour Dieu !

« Veillez à ce que nul ne se prive de la grâce de Dieu ; à ce qu’aucune racine d’amertume poussant des rejetons, ne produise du trouble, et que plusieurs n’en soient infectés ; » (Hébreux 12,15)

Il est intéressant de noter que l’auteur de la lettre aux Hébreux mette en opposition la grâce et l’amertume, en effet les deux ne peuvent cohabiter. Ce serait comme boire à un robinet qui délivre en même temps l’eau claire et l’eau usée, bah ! Impossible ! Géo- localisons la source d’eau usée en nous ! Et comme vous pouvez le lire, l’amertume est contagieuse, sans compter que nous les femmes savons tout partager et en premier ce que nous portons au plus profond de nous. Mais que nous sommes belles quand pleines, satisfaites, nous nous donnons, nous redistribuons la Vie dont nous avons héritée ! Quel enjeu sur nos vies de femmes chrétiennes ! Le pape François n’hésite pas déclarer : « La femme porte une bénédiction particulière pour lutter contre le démon. » (Audience générale, mercredi 16/09/2015). Ne laissons plus l’ennemi nous dépouiller de cette bénédiction ! La prochaine fois qu’il se présentera avec ses voix perverses : » Quand même avec tout ce que j’ai fait pour untel… C’est à moi que ça arrive encore… Si j’avais su … Qu’est-ce que j’ai fait au Bon Dieu ? Et toute la litanie… Opposons notre nouvelle identité en Christ, celle de femme renouvelée et comblée par Son Amour. En effet, si Eve en écoutant le démon lui susurrer « Vous serez comme des dieux » lui avait répondu « – Mais nous le sommes déjà ! », il se serait trouvé bien défait ! J’ai, tu as, dans la puissance de la Résurrection, la source intarissable de sa grâce capable de satisfaire ton âme et de défaire toutes les stratégies de l’ennemi et demeurer ainsi une Vivante devant L’Éternel ton Dieu ! Yala ! Passons de l’insatisfaction inique à la Résurrection chronique ! Comment ? La lettre aux Hébreux nous instruit encore : » Cette espérance, nous la tenons comme une ancre sûre et solide pour l’âme ; elle entre au-delà du rideau, dans le Sanctuaire » (Hébreux 6,19). Si la mort s’est tramée sur terre, la Résurrection s’est tramée dans les cieux, ainsi, elle nous porte à vivre du Royaume dés ici-bas et à cultiver notre jardin avec les rosées du ciel, la vie de la grâce.

Je vous laisse ces quelques lignes merveilleuses d’une de nos sœurs carmélites : “Chaque Femme, doit, devrait, reproduire en son être le visage de la grâce. Le visage féminin de Dieu c’est la grâce ! Dans la femme, Dieu nous montre Sa Grâce. Lorsque je dis grâce, je dis tout ce que je rencontre chez la femme : je dis Beauté… La Femme est mouvement et danse. La grâce est une danse, La Femme porte en son corps et en son esprit ce mouvement secret, éternel, qu’elle expérimente à travers la réalité d’être don. La femme se sait donnée par quelqu’un pour quelqu’un. Elle se sait appelée pour quelqu’un pour quelqu’un. Être don, être envoyée est une manière d’être une personne, d’être Femme”.

(Extrait de “Le visage féminin de Dieu” Cristina Kaufmann, carmélite 1939-2006)