The Glory Train

En route !

En route avec le joli mois de mai ! Nous voici, enfants de Dieu sauvés par le Fils, réconciliés avec le Père en ce même Fils, et maintenant ? Hé bien, maintenant, c’est le début de la plus grande aventure de nos vies : découvrir la Personne du Saint Esprit ! Lui ne remonte pas au ciel, Il est là, comme nous le chantons : » je sais que tu es là Saint Esprit » ! Connaissance ou expérience ? Comment cela se fait-il que dans la rue on ne nous court pas derrière pour nous dire : « Hé ! Toi ! Qu’as-tu que je n’ai pas et qui te rend si heureux ? ». Je pense que jusqu’ à la fin de mes jours, je me poserai cette question, tout en connaissant la réponse : plus d’intimité avec le St Esprit ! Dans le livre de vie de notre petite Fraternité Missionnaire JPII il est noté : « Les membres se laissent emporter dans le « dynamisme » du Saint Esprit…Le surplace est incompatible avec la vie missionnaire dans l’Esprit » (Extrait page 7 du Livre de Vie missionnaire). Je vous propose un exercice, imaginez que toutes vos maladies soient guéries, vous avez tout ce que vous désirez, et ce à tous niveaux de votre vie, sauf le baptême !!! Regardez bien la scène et maintenant, que faites-vous ? Donnez-vous tout cela en échange du Saint Esprit si cela était possible ? (C’est juste une image !). Qui dit oui, qui dit non ?   Hé bien, je crois que le Saint Esprit en ces temps de nébuleuse tiédeur nous invite à devenir des jusqu’au-boutistes de sa Personne ! Et c’est un dynamisme, une course, un désir brulant, une soif, un chemin de tri sélectif dans nos vies! Peu importe mon niveau de foi, même si elle petite, je sais que j’ai un grand Dieu, ce qui importe, c’est de bruler pour Lui:

«Je connais tes œuvres. Je sais que tu n’es ni froid ni bouillant. Puisses-tu être froid ou bouillant! Ainsi, parce que tu es tiède, et que tu n’es ni froid ni bouillant, je te vomirai de ma bouche. …parce que tu ne sais pas que tu es malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu, je te conseille d’acheter de moi de l’or éprouvé par le feu… » (Ap 3,15)

Notre Dame a brulé, ses stigmates en forme de vide sur le ciel immense, nous invite à lever les yeux vers l’immensité de notre Dieu et à nous laisser bousculer dans l’audace missionnaire, à perdre nos ornements mondains, à guérir de nos cataractes spirituelles et tel Jeanne (une autre brulée) nous pouvons crier nous aussi St Esprit «Si je suis dans ta grâce gardes-y-moi, si je n’y suis pas, mets-y-moi  » ! Nous sommes, en tant que chrétiens, parfois un peu comme un homme qui fait un long voyage debout dans un train en portant ses valises ! « Dépose-les » lui dit le contrôleur, « le train peut les porter », mais l’homme s’accroche à ses valises. Et nous voici, chrétiens fatigués, tristes et pessimistes sur l’état de ce monde…pour sûr, personne ne court après nous ! Passer du temps dans l’intimité avec le St Esprit, c’est apprendre à connaître ce Dieu que nous prions, et si nous le connaissons, immanquablement nous le ferons connaître ! Pourquoi ? Parce qu’en le fréquentant, Il te rend fou d’amour, fou de joie, ivre et déraisonnable, croyant l’impossible, espérant en ce qui est désespérant, pardonnant l’impardonnable, et là, c’est sur, ça va bouger !