Toute ministre de l’intérieur !

« En hébreu, le nom de l’Esprit Saint, Rúah, est féminin. Mais sans trop insister sur ce fait, il est certain qu’il existe une affinité, une connivence, une certaine complicité entre l’Esprit Saint et la femme. On l’appelle le Paraclet, qui signifie consolateur, et « Esprit de vie » ; celui qui « réchauffe ce qui est gelé et guérit ce qui est blessé ». Qui, plus que la femme, partage, dans le domaine humain, ces prérogatives ? » (Père Cantalamessa 11 avril 2011).

A l’heure où le pays se referme, que vais-je faire de ce nouvel épisode terrien ? Les gouvernements eux proposent des plans, des politiques intérieures pour parer à la situation. Il y a aussi dans mon cœur une terre à gouverner, elle m’a été confiée par le Seigneur et j’en suis la gardienne. Comme dans la parabole des vierges sages et folles, je ne peux demander à personne de me donner de son huile mais aussi, je ne peux remplir la lampe d’autrui de mon huile personnelle. Il y a un lieu à l’intime de nos êtres, où nous apprenons à vivre seule avec Le Seul, un lieu où nous sommes responsables de notre gouvernance.  J’ai reçu un corps qui délimite ma personne et manifeste en avant-première sur la terre ce que je suis appelée à devenir au ciel en un corps ressuscité. J’ai reçu ce don de l’âme qui siège au gouvernement de ma vie où l’Esprit est appelé à présider. J’ai donc bien un pays à gouverner ! Mon programme de politique intérieure est le maintien et la promotion de la foi, de l’espérance et de la charité, en un mot du Shalom, de la paix, de la plénitude de Vie. En tant que femme, sentinelle de l’invisible, disciple-missionnaire, collaboratrice-amoureuse, j’ai un combat à mener. Mais l’air du temps est davantage à s’occuper du gouvernement des autres, de nos prochains, de nos paroisses…Nous comprenons mère Teresa qui disait à ses filles « ne vous mêlez pas des affaires des autres », et ainsi recentrer ses filles sur leur tâche. Bref, ne passons pas à côté de l’essentiel.  Un scribe soucieux de cet « essen «ciel» demanda à Jésus, quel est le plus grand commandement ? Le plus grand est donc celui qui préside, conditionne, nourrit tout le reste, le commandement source.

« Jésus répondit : Voici le premier : Ecoute, Israël, le Seigneur, notre Dieu, est l’unique Seigneur ; et : Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta pensée, et de toute ta force. Voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n’y a pas d’autre commandement plus grand que ceux-là… (Marc 12, 29-31).

Le programme est clair : écouter et aimer, Dieu, soi, les autres. Ecouter ce que dit Dieu nourrit ma foi : « Ainsi la foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la parole de Christ. » (Rom 10,17). Aimer Dieu nous garde dans l’espérance, ce regard tourné vers le bien en toute circonstance : « “Nous savons, du reste, que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein.” (Romains 8.28.) Puis l’amour de soi et de l’autre, inséparable duo, transforme le bien en actes de charité.

« Puisse Jésus me donner toujours de comprendre que Lui seul est le bonheur parfait, même quand Lui-même paraît absent ! » (LT 76) Ste Thérèse de l’EJ.

Nous avons donc notre feuille de route, une campagne à mener, une élection à favoriser : Dieu premier servi en nos cœurs de femme. A l’ordre du jour, nous pouvons nous interroger : quel combat menons-nous ?

Le combat : que d’énergie perdue dans de faux combats. Pouvons-nous prendre le temps de regarder les combats que nous menons et nous poser la question : en quoi ce combat mène à Dieu ? Il n’est pas rare que nous mettions en place des combats pour la défense prioritaire de notre moi. Il convient alors de se regarder à distance et de se réorienter. « Mène le bon combat, celui de la foi, empare-toi de la vie éternelle ! » (1 Timothée 6,12). La Parole nous précise le « bon combat » car tant sont vains, puis aussi : « empare toi ». Il y a donc bien une conquête à mener, une campagne d’affichage à mener, des posters à placarder en nos âmes divisées.  Dans les temps troublés que nous traversons, il est bon de faire mémoire de tout cela, car l’ennemi qui tourne comme un lion enragé est prompt à nous détourner et ces temps lui font la part bien belle. He bien, pour nous, filles du Père, nous ne la lui feront pas, nous nous levons POUR DIEU et proclamons Sa Victoire en nos vies de femmes, décidées à collaborer de tout notre cœur de toute notre âme, de toute notre pensée, de toute notre force. 

Petit travail de campagne

Noter sur une feuille toutes mes fragilités, mes complicités avec les faux combats du moi et déposer cette liste devant Jésus, Marie…puis prier le Magnificat en disant mon prénom, exemple : Moi (prénom), mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu mon sauveur. Pour moi (prénom), le Seigneur fit des merveilles. Il s’est penché sur moi (prénom) sa servante…à haute voix….